LINP2 - Thèmes de recherche

L’unité de recherche est structurée en trois axes transversaux :

Axe 1 : Activité Physique, Performance et Santé


Cet axe regroupe des chercheurs et des enseignant-chercheurs en Sciences du Sport et du Mouvement Humain, en Sciences de la Vie et en Psychologie. Les approches théoriques sur lesquelles s’appuient les chercheurs de cet axe relèvent essentiellement des champs disciplinaires des Neurosciences, de la Physiologie et de la Psychologie. Cet axe aborde la performance motrice d’une manière intégrative de la préparation (initiation) à l’exécution motrice. Il a pour objectif d'appréhender les mécanismes neuronaux et les processus psychophysiologiques qui concourent au contrôle moteur et cognitif du mouvement et à l’amélioration de la performance physique, sportive, cognitive ainsi que de la santé mentale et physique. L’activité physique est également abordée sous l’angle de moyen de prévention et de promotion de la santé chez des patients porteurs de maladies neurodégénératives et à besoin spécifique.

Plusieurs projets de recherche sont abordés dans le cadre de cet axe :
  • Un projet intégratif sur les mécanismes et les interactions du système « cerveau-corps-muscle » chez le sujet sain, sportif et à besoins spécifiques, ainsi que les facteurs déterminants de la performance physique et cognitive au cours d’une tâche ou d’un exercice de courte ou de longue durée. La place et l’effet du contexte environnemental (régulation et dérèglement des rythmes biologiques,) et émotionnel sont mis en avant dans l’exploration des processus physiologiques et neuropsychologiques. Les résultats de ces travaux sont transposés dans le domaine de l’activité physique, du sport et de la santé ;
  • Identification et rôle des facteurs psycho-sociologiques associés au changement de comportement en lien avec l’activité physique (de l’inactivité physique à la pratique problématique tout en balayant les conduites sédentaires). Ce projet vise également une meilleure compréhension des effets de l'activité physique sur la santé mentale dans un contexte de troubles psychiatriques (anorexie mentale et schizophrénie), dans un contexte en population générale, et spécifiques (étudiants et personnes âgées) ;
  • Etude des effets d’interventions basées sur la pleine conscience en vue de l'amélioration de la performance en sport d’endurance, et d’autre part sur la motivation à pratiquer une activité physique adaptée;
  • Des travaux en imagerie sont conduits en relation avec le rôle des ressources du contrôle moteur, exécutif et attentionnel dans les tâches de préparation et d’entrainement mental. Nous tentons d’expliquer au niveau cérébral les mécanismes et les processus mentaux qui interviennent dans le contrôle moteur et cognitif d’une action orientée vers un but et leurs représentations mentales. Les composantes actives des processus mentaux, cognitifs et moteurs, appréhendées du point de vue du système nerveux central, autonome et périphérique, sont examinées dans des populations de patients atteints de maladies neurodégénératives (sclérose latérale amyotrophique, sclérose en plaque, parkinson). Les techniques d’apprentissage par machine, interfaces cerveau-ordinateur ainsi que la stimulation électrique/magnétique permettent de sonder les différents états cérébraux et d’explorer les représentations mentales normales/altérées et leur influence sur la performance perceptivo-cognitivo-motrice. Les travaux d’imagerie fonctionnelle, à l’échelle des réseaux neuronaux dynamiques, permettent d’apporter un éclairage nouveau au concept d’imagerie motrice ainsi qu’aux connaissances actuelles des états de conscience cérébrale.

Axe 2: Psychologie positive

La psychologie positive s’appuie sur le constat, explicité par Seligman et Csikszentmihalyi en 2000, que la psychologie du 20ém siècle s'est concentrée principalement sur la pathologie humaine aboutissant à un modèle de l'être humain sans les caractéristiques positives qui font que la vie vaut la peine d'être vécue. Pour autant les objets de recherche qui peuvent maintenant être rattachés à la psychologie positive comme le bien-être ou l’optimisme, ne sont pas nouveaux.

Un des objectifs de la psychologie positive est précisément de fédérer ces travaux qui s’intéressent davantage à ce qui va bien qu’à ce qui va mal chez l’homme. L’axe « psychologie positive » du « laboratoire Interdisciplinaire en Neurosciences, Physiologie et Psychologie : Apprentissages, Activité Physique et Santé » (LINP2-AAPS) s’inscrit lui aussi dans cet esprit fédérateur tant au niveau des objets que des disciplines. Il s’agit à la fois de développer des recherches sur la motivation, la pleine conscience, les émotions positives, le flow, la passion, le bien-être et tous les objets de recherches qui visent à expliquer le fonctionnement optimal de l’être humain, non seulement sous l’angle de la psychologie mais également sous ceux des neurosciences et de la physiologie humaine.

Il s’agit également d'analyser l’effet de ces objets de recherche sur d’autres facettes de l’être humain et de son comportement comme par exemple l’apprentissage avec et sans les technologies mais aussi la santé et la pratique des activités physiques. Une étude menée en collaboration avec les hôpitaux de Garches et de Poissy de la région parisienne est actuellement en cours sur les effets de soutiens psychologiques sur l’augmentation et le maintien de l’activité physique chez des patients atteints de SEP.

Axe 3: Ergonomie

L’axe « ergonomie » du LINP2 réunit des chercheurs en psychologie cognitive et sciences du mouvement humain sur des travaux de recherche concernant la manipulation d’objet, la conception d’outils numériques et les interactions avec des nouvelles technologies. Dans ce cadre, les chercheurs de l’axe ergonomie s’intéressent aux mécanismes cognitifs et physiologiques mis en jeu lors apprentissages et de dynamiques impliqués dans l’adaptation aux contraintes d’une activité ou d’un environnement.

Les processus cognitifs étudiés dans cet axe thématique sont envisagés principalement sous l’éclairage des concepts théoriques issus des sciences cognitives (psychologie positive, psychologie et neurosciences cognitives). Les projets de recherche mis en œuvre par l’axe ergonomie permettent d’aborder et de favoriser le travail cognitif et la performance physique. Dans cette démarche, notre équipe mobilise des techniques et des méthodes expérimentales variées. Par exemple, l’enregistrement du comportement oculaire nous permet de comprendre les stratégies visuelles et/ou les processus attentionnels mobilisés pendant une tâche. Ces informations nous permettent ensuite d’apporter des aménagements aux situations d’apprentissage dans la formation ou d’améliorer les configurations d’interfaces des documents numériques. Nous proposons par exemple des solutions pour la formation des adultes, la rééducation et le secteur informatique, en collaboration avec des partenaires dans les domaines éducatifs, cliniques et de l’ingénierie. Nous comparons des interfaces numériques du point de vue émotionnel et esthétique et nous évaluons dans quelle mesure ce type d’interface pourrait influencer l’évaluation d’une formation (intérêt, satisfaction, émotion) (Convention recherche entre l’université Paris-Nanterre et l’IFIS Lab). Un autre projet intitulé « Méditation et apprentissage multimédia » est également en cours de réalisation.

Sur le plan des interactions homme-machine, nous développons des modèles et nous mettons en œuvre des méthodes d’analyses biomécaniques qui permettent de mieux comprendre le contrôle du mouvement. Les techniques sont optimisées dans différents contextes tels que l’apprentissage des gestes techniques ou l’étude des interactions homme-exosquelettes. Un projet ANR en collaboration avec l’Université Paris-Sud, Sorbonne Université, CEA, et ENS Paris-Saclay est actuellement en cours. Ce projet symbiotique se focalise sur la dimension humaine et les troubles musculosquelettiques qui diminuent grâce à l’optimisation d’exosquelettes robotisés des membres supérieurs.

Mis à jour le 04 décembre 2021